Texte Libre

Les 10 premiers textes d'Aura Ray

Humour, jeux de mots, rimes...

La suite se trouve sur le myspace:

www.myspace.com/auraray

Dimanche 6 juillet 2008

Ni une, ni deux, j'entame l'opération nostalgie

Tandis que je vois la Mort qui s'éloigne

L'esprit brumeux, je pense à ma gente dame, dont le charme avait opéré comme par magie,

Il y a tant à dire sur celle que j'appelais ma compagne

 

Cette perle de la nature a partagé mes joies et mes douleurs

C'était parlant, cette aventure à part, jamais vue, a apporté à ma vie ses couleurs

Quand se séparaient les deux épris, cette peinture perdait de l'éclat, c'était vécu comme un sacrifice, ça devenait une douleur

Fini d’être désemparé une fois réunis, c'était l'éclate, un feu d'artifice imprégné de vista et d'ardeur

 

Mais cessons un instant cette réminiscence anachronique

C'est sûr, je l'aimais et l'aime tant, cette miss, même dans un cadre onirique

Cependant émettons les éléments de mon existence avec une méthode logique

Plaçons maintenant les évènements d'importance dans un ordre chronologique

 

De ma naissance, j'avoue ne pas vraiment me souvenir, me rappeler de grand-chose

A ma connaissance, ma moue de nouveau venu interpellé ne me prédestinait pas à devenir le créateur de grandes choses

 

Jusqu'à mon adolescence, mon amour des mots, survenu de bonne heure, me valut, à la récré, les foudres d'agitateurs peu friands de brillantes proses

Démasquant le peu d'indulgence voire l'intolérance des marmots pour les différences

Mon surnom de « Savant fou » n'entacha pas mon bonheur ni mon insouciance

Pourvu que l'on me laisse lire dans ma chambre avec mes friandises sucrées et mes Lila Pause

 

Je me revois ainsi traverser cette période, imperturbable, jusqu'au collège

Heureux et invincible, bercé par l'air iodé, le sable et les mollusques de ma plage

Peureux, aimable, pas irascible, intéressé par tout sauf Yoda et Guy Lux, même si c'était de mon âge

Irréductible affable, j'étais resté « in » car adepte du foot, des jeux vidéos et des illustrés, j'étais un vrai bédéphage

 

C'est tangible et notable, lorsqu'arrive pour un très jeune plein de naïfs idéaux

L'heure de quitter son village

La chute peut être rude, le choc difficile à vivre, la désillusion sévère

Alors qu'il devient collégien

Mais tout le monde n'est pas Tanguy, une fois apprises nos tables, sans se plaindre il faut

Se frotter à un secteur un peu plus loin des nuages

Entre les brutes et les prudes, finie la vieille époque, si ton ambition est de rester pépère

Aborde deux vieux pleins de kilos et fais t'en des copains

 

Pour ma part, j'ai traversé ces années sans réels heurts ni fracas

A part deux ou trois fois mais pas de quoi se muer en râleur rongé par le tracas

Ces quatre ans m'ont appris que faire son trou n'était pas si aisé 

C'est catégorique, je n'ai que faire du troupeau et tant pis si ça déplaisait

 

Les mecs égoïstes ne me gênaient pas et même sans groupies je ne me sentais pas lésé

Plus jeune, moins sûr de moi, isolé du groupe, ça m'était égal et était loin de m'attrister

 

Délicieux compromis entre pré-adolescence et fin de l'insouciance,

Le lycée, comme promis, où tu entres prêt à tout plein d'indolence

M'a laissé pénétrer dans un monde de promiscuité, dans l'antre de la tolérance

Au sein de laquelle les délaissés pouvaient se permettre d'espérer, sans honte ils avaient leur chance

Un univers qui ne se scinde pas entre les blessés et les pontes

Et où le mot "amitié" a pour moi trouvé tout son sens

 

Cette douce folie qui s'empare de ta personne, grisée par l'ambiance

C'est à toi d'en profiter coûte que coûte, sans perdre une seconde, en brisant ta méfiance

Ces jolies joies éphémères ne pourront être oubliées

Leurs ondes attiseront tes regrets qui s'écouleront avec violence

 

Ah, c'est sûr, la fac n'est pas de la même trempe que ce que je viens de citer

La césure n'est pas factice, je ne me trompe pas quand j'arrive à l'université

Là c'est dur car la nostalgie se hisse, je ne me trouve pas devant des amis mais face à l'adversité

Heureusement la soudure agit sur nous, on se retrouve sur les divans de ceux

Ayant obtenu un logement face à la faculté... Mais qui préfèrent siroter

 

Ce qui est souvent reproché à cette institution, ce sont les rapports superficiels

Ceux dont tu te sens proches te déçoivent, leur apport n'est en fait qu'artificiel

Sur la durée, tu t'aperçois qu'une fois le diplôme en poche vos relations n'ont plus rien d'officielles

Amadoué, toi, sincère, tu reçois cet oubli cent fois (ni loi d'ailleurs), ne restera qu'une étincelle 

 

Ceci dit, je garde d'excellents souvenirs de ce passage de mon existence

C'est ici qu'excès plutôt hard et peu sages sont venus à bout de mon adolescence

C'est aussi qu'excepté plusieurs ardents boulets de passage que je viens d'évoquer avec une légère réticence

Il me reste une petite horde d'amis assez exceptionnels, en qui j'ai totale confiance

 

Du jour au lendemain, j'ai ensuite été parachuté salarié

J'ai eu mon concours et me suis frotté les mains: terminé la nourriture avariée!

On se dit, maintenant il va falloir qu'on courre, le rythme va s'accélérer, on va emprunter des voies dures et variées

On te joue quand même un sacré tour, tu te fais carotter car les mines et les bitures se ressentent lorsque pointe la matinée

 

Et pour un gamin habitué à ne pas aller trop vite, à se gourer pour avancer, c'était un peu précipité, je n'étais pas assez vieux

Ca n'a pas loupé, difficile de se vanter après une telle année; au bord du précipice, on aurait pu m'appeler "l'Imprécis piteux"!

 

Mais le meilleur restait à venir, des trucs sensationnels, jugez vous-mêmes en lisant ce qui suit

Qui aurait pu prévoir que... Nooooooooooooooooooon!!!!! Pas lui!!

 

Revoici l'horreur que j'aurais voulu ne jamais revoir, éviter pour de bon: le Prince de la Nuit

Sur sa bicyclette à moteur, il vient, tu vas voir, pour m'irriter, avec son ton pincé, et m'emmener dans son puit

 

« Ah salut, excuse-moi, je suis désolé de ne pas être à l'heure, je suis allé mettre de l'essence

Pour tuer le temps, j'ai fait visiter un mausolée de l'intérieur, il y avait une terrible odeur, j'ai failli perdre connaissance

Dis donc, tu es doué mon charlatan, si cela peut te consoler; j'ai entendu tes rimes et ton ardeur, tu as une certaine aisance

Mais quiconque croit m'amadouer perd vraiment son temps, je ne suis pas un con isolé, je ne fais pas d'erreur, fusse-t-elle infime, il va falloir que tu me suives en cadence

 

La durée qui t'était allouée est désormais évaporée, mais ne t'inquiète pas, je crois qu'on va bien rigoler, j'ai loué un film à vidéo futur, tu vas voir, c'est une belle histoire juive avec une bien jolie danse

Purée, par contre, j'ai oublié de m'excuser, je te vois désarmé et presque apeuré, et déçu de n'avoir pu conclure ce récit si bien fignolé... Oh, tu sais, ça ne sert à rien que tu t'escrimes et que tu te tortures...

La mémoire n'est pas fugitive, même dans les plus noirs confins, allez, c'est tout... Il ne faut plus que tu y penses »

 

Plus que j'y pense, plus que j'y pense... Il est marrant, le gothique, on voit bien que lui se prélasse, que c'est pas lui qui trinque

Moi je vois surtout la souffrance et l'errance, voilà ce qui m'attend, c'est peut-être exotique mais ce n'est pas ma place, je ne suis pas un ornythorinque

Je ne veux pas tomber dans l'ignorance d'une oubliette, je suis loin d'être ravi de quitter ma petite vie

« J'y pense et puis j'oublie... C'est la vie, c'est la vie! »

Mouais... La différence c'est que là c'est la mort, je suis fini et crois-moi c'est à vie

 

Au moins je n'ai pas de regret, j'ai tout vécu à fond

Mon amour, mes amis, ma famille mais aussi mes passions

Pour toujours, j'emporte dans mon coeur toutes ces joies à travers ce funeste tunnel

A la fin de mon parcours, au moment de franchir la grande Porte, je m'accrocherai à mes erreurs et mes exploits, à tous mes souvenirs charnels

Je saluerai le gardien avec un large sourire et rirai avec les sentinelles

Car tout cela m'appartient, c'est mon empire qui traversera les âges... Et ce de manière éternelle

 

par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 6 juillet 2008

Comment ? Pardon ? Hein ? Quoi ? Tu peux répéter ?

Doucement, ne partons pas, restons encore un peu s’il te plaît

Douteux sentiment d'une partition incomplète et d'une encre stoppée

Goût amer, sans piment, à la vue de cette pierre tombale, je ne peux réprimer une onomatopée

 

« Pouah! », mais qu'est-ce que c'est que ça?

J'ai la poisse, cette caisse en ébène ne m'excite pas

C’est l'impasse, j'encaisse mal, j'ai la haine du mot « exit », moi!

Si j'avais su que l'on allait ainsi m'interrompre

C’est jamais sûr que se représente l'occasion d'une telle rencontre

J’aurais pris mes chaussures taille 50 afin qu'on m'applaudisse à tout rompre

« Du jamais vu, vous allez assister à une inhumation en grandes pompes !»

 

Mais revenons à nos moutons et à notre bonne vieille terre

Ce revenant plein d'émotion sortant étonné de sa mise en bière

Rêvant maintenant, blême et osseux, d'hortensias plutôt que de chrysanthèmes, vénère

Blâmant vainement, en blasphémant, les cieux, leur horde voire même les petits hommes verts

Clame naïvement, las et fumant, que ceux à l’origine de sa mort le rejoindront au cimetière

 

Envoyé vers l’autre monde, pris par la colère, l’angoisse et la déception

Je prends peur et bondis en voyant que l'on tolère l’usage de ma langue acide et de ma réflexion

« Ouah, c'est trop cool, serais-je en train de ressusciter ? »

Sans voix, je pense troquer ma rage contre de la félicité

Cent fois, je danse dans les parages, drogué par ce contrat vers l'au-delà périclité

Sans soif, je bois dans le troquet à deux pas des trépassés, rongés par les vers en toute tranquillité

 

En fait, mon nouveau maître m'épiait et a brisé le mystère

J'ai eu tôt fait de me maîtriser et lui de me remettre les deux pieds sur terre

Avant, paradoxalement, d'effectuer sa traîtrise et de m'envoyer en enfer

Avec l'apparence d'un boxer allemand, il m'a toisé, fait la bise et asséné, tout fier:

 

« Salut, comment vas-tu ? Je me présente, on m'appelle la Mort

T’as lu, su ou vu des commentaires déplaisants sur moi, on me met au pilori à tort

Des hurluberlus déconnant dont je tairai le nom plaisantent, sournois, et me nomment Martopikor

Je hurle, j'ai la berlue, car la Bonté est réellement mon amie... Ceci prouvera que je peux faire des efforts !

 

Aussi vrai que tu es décédé et que l'on ne peut rien faire pour toi

J'ai décidé d'accepter de te délivrer et de ne pas t'importuner, sans faire-part, tu vois

Pour éliminer ta déception et te laisser t'enivrer moralement une dernière fois

Mais cette idée exceptionnelle ne t'es livrée que pour peu de temps, il ne faut pas traîner, crois-moi

L'opportunité est fixée à quelques secondes, mon personnel dit déjà que je suis givré

Et, si j'en avais une, ma hiérarchie viendrait me taper sur les doigts

Ensuite, tu apprécieras mon hospitalité, tu verras je dis vrai

Bienvenue au pays de la laïcité, personne ne me dirigera dans cette monarchie dont je suis le roi »

 

 

Suite de cette histoire incroyable dans Profite’n Roll part II (« Amor, amor »)

 

par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra publié dans : *LA MORT
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 21 mars 2007

Dans cette chronique, je vais m’échiner à déchirer quelques barrières

Pour ne pas être anachronique, faisons quelque peu machine arrière

Car la critique doit être constructive, réaliste et surtout pas incendiaire

Cependant, pas besoin d'une fusée supersonique, inutile de remonter de plusieurs années-lumière

Une bonne décennie devrait suffire pour évoquer ces réminiscences relativement réfractaires

Ce récit devrait s'avérer salutaire, à l'obéissance il oppose un droit de réaction contestataire

Notre personnage un peu trop tonique a fort à faire avec ses vieilles chimères

De par ses quelques notions historiques, son quotidien, et sa déraison postpubère

Lassé de certaines tensions aux apparences pourtant angéliques, il va cracher son poison, amer

Et s’en prendre à son grand-père, en espérant aussi, ce sera toujours ça de pris, pouvoir choquer sa grand-mère:



"Hé mon vieux, si tu veux mon avis

Je te le dis radieux, ton paradis ne vaut pas un radis

Le purgatoire?

C'est pour les gâteux c'est notoire

et même si à tout ça, tu crois dur comme fer, ne crains pas l'Enfer,

Tu boiras un coup avec Lucifer, c'est rien, tu verras, faut pas t'en faire...

Désolé si tu trouves ça odieux, tu verras en parodie je ne suis pas radin

Monter sur un ring pour défendre son dieu, pas moyen moi je préfère rester dans les gradins

La notion d'ange?

Elle me dérange

Si tu me parles, de près ou de loin, de Saint Pierre

Ca me parle encore moins, en fait c'est pire

Car quand j'entends ces mots je pense surtout à une statue d'un corps nu

Pour les carcans le médecin m'a fait une dispense, j'ai un statut à part, comme le Grand Cornu

Je serai bref au sujet de Saint-Eloi

Disons que je préfèrerais qu'il s'éloigne

Et son pote, là, le dénommé Saint Paul

N'est rien d'autre pour moi qu'un ancien homme et un symbole
 
J'en vois bien un, un surhomme délicieux, il s'appelle Saint Thomas

Au royaume des cieux, sa renommée, y'a pas mieux, il devrait être proclamé roi

Il interpelle et estomaque, car il a la particularité de ne croire que ce qu'il voit

L'estomac tranquille, je laisse Thomas tranquille, car c'est le seul en qui je crois

Tout bien considéré, le vrai saint qui me soit vraiment sympathique

Pas besoin de te faire un dessin, c'est bien sûr ce véhément Saint Patrick

Le culte du cierge

Réunit beaucoup d'incultes et de concierges

Le missel, à l'église?

Seules les pies, pas les aigles, le lisent

Ce lieu m'incite à râler, je ne veux point d'obole, point d'orgue

Je n'ai pas fait de voeu pieux, rendez-vous sur mon site "ras-le-bol.org"

Tout jeune, on m'a enseigné le catéchisme

C'était pas fun, ça s'est gâté, ça a saigné, il y a eu un schisme

Oui, la notion de "sacré", je la mets en cause

Elle me fait penser à tous les massacrés, morts pour la cause

Je sais, je ne devrais pas me répandre en moqueries

On pourrait s'arrêter là et pan, se mettre un bon film de Bacri

Mais j'ai du mal avec la messe, ça casse du sucre sur ses voisins avec une belle verve

Je préfère encore les kermesses, à saquer comme un zinzin sur de vieilles conserves

J'estime que ce qui est religieux est litigieux

Je ressens peu d'estime quand me dit qu'il n'y a qu'un dieu

Je reste un peu, médite en fâcheuse victime, n'en crois pas mes yeux

Teste ma patience, sans maudire, puis finit par dire adieu

Dur à digérer, le principe: "Sois adepte ou reçois la malédiction!"

Le genre de truc que je peux pas blairer, c'est sûr j'accepte mal l'éviction

C'est quand même pas parce que je suis athée

Qu'il faut que l'on ne m'aime pas et que l'on m'envoie des coups de karaté

Pour la peine, je pense que je vais poursuivre...

Pour la pénitence, c'est par là, veuillez me suivre!

Tout ce cirque m'apparaît comme très fallacieux

C'est là qu'est le hic, bah oui, il paraît que la vérité, c'est mieux!

Vous m'aurez compris, quand on me met à l'épreuve, que l'on provoque mon courroux en me parlant de gourous

J'arbore mon petit parti-pris, comme ils parlent sans preuve, je pense qu'ils se gourent, du coup

Je tolère, je tolère, je tolère

Mais les atmosphères délétères ont l'art de me mettre en colère" 

 



Que ce soit clair, je reste un grand partisan de la tolérance

Loin de moi la volonté de provoquer un tollé, de vous faire pester, ou de faire preuve d'insolence

Il fallait que je lâche du lest, ça ne fait pas de mal parfois, un brin de clairvoyance

C'était juste un test pour voir si je n'étais pas un lâche, si j'étais capable, sur un sujet sérieux, de briser le silence

Soyez certains que je ne m'en prends vraiment qu'aux dérives

Je jugeais opportun de déprécier cet aimant à invectives

Se bouger pour rappeler que chacun est libre, c'est précieux et ça me motive

On ne doit pas râler ni rougir de cette tribune libre, elle a un but précis et une cible sélective

Je n'en  veux pas à tous les curés, les prêtres, les pasteurs

Loin de moi la volonté de les torturer, de les traîter de traîtres ou d'imposteurs

Mon propos est surtout tourné vers les transgressions banalisées, les exactions et leurs auteurs

Je propose une ritournelle dénuée d'agression, je souhaitais juste analyser cette interaction que j'ai en horreur

Cette relation malsaine un zest tueuse entre l'autorité de l'Etat et les divines sphères

La délation à la petite semaine, autoritaire et mesquine, et toi l'Etat tu es là et tu laisses faire

Cette aberration qui, je dois le concéder, m'indiffère désormais, mais a marqué et même hanté ma jeunesse

Cette façon de procéder, considérer comme un pestiféré celui qui tentait de se démarquer de la messe

Gageons aujourd'hui que cette façon de faire et de penser appartient à un temps lointain et révolu

Dégageons au moins l'idée que nos contemporains sont plus ouverts, que les mentalités évoluent

Il faut d'ailleurs avouer que dans certains endroits plus amples, l'intégrité est encore plus démunie

Elle est quand même parfois bien bafouée, par exemple dans ce pays qu'on appelle les Etats-Unis

Moi ça me fait bondir de voir son président en Bombers prêter serment, il pourrait bien se garder de jurer sur la Bible

Mais jurer quoi, bon dieu, qu'il va viser un état, tout bêtement, le bombarder et ne jamais se tromper de cible?

Et après, il se passe quoi, en fait?

Il  y a un tribunal, là-haut? le mec lui fait

"Dis-donc, ce que t'as balancé en Irak, c'était quand même pas très rock'n roll!"

Et lui il répond: « Désolé, je les ai fait danser afin qu'ils raquent... Tu peux pas savoir, mon pote, à quel point je peux aimer le pétrole!!"

De toute façon, et pour se quitter sur un message d'amitié

Toute religion doit intégrer les notions d'équité, de brassage et de pitié

Les crimes ne doivent pas être justifiés par l'étendard de la passion

Les discriminations n'ont pas le droit de s'étendre et encore moins de s'intensifier

... Un tas d'armoiries, une seule nation!  

Je vais vous laisser, désormais votre conscience se promène

Je ne veux pas vous délaisser mais après ce désordre je file à l'italienne

Je n'ai pas voulu ramener ma science et laisse à chacun l'idée qui est la sienne

Mais rien n'est foutu pour atténuer les méfiances, c'est pour cela que je me démène...

AMEN

par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra publié dans : *LA RELIGION
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 12 mars 2007

Ca y est, voilà, fallait que ça arrive!

J'ai beau batailler, vouloir m'emballer, je pars à la dérive

Si je raconte des bobards, je vais me faire tailler, en dépit de ma persévérance maladive

Mais sur mon cahier, c'est le grand trou noir, j'endure mon errance comme une endive

Dans mes méninges, c'est le plat pays, le terrain vague, bref le néant

Pourtant, je ne me ménage pas, ni ne divague, je suis pas flapi, je suis pas feignant

Allez, c'est important, faut que ça déménage, ni une ni deux, pas de blague, pas de feinte, pas de faux-fuyant

Ardente, mon imagination doit flotter dans les nuages et nager à travers les vagues, au fin fond des océans

Sans quoi je vais bloquer, ma pagination rester nulle, ça me restera en travers de la glotte de vous fournir un truc vague, désossé, un vide béant

C'est clair, si je veux pas me faire rosser, élaguer, puis vider, il me faut une flopée d'idées... Mais pas dans vingt ans!

Je pige pas, dans le train généralement ça fonctionne à merveille

Je mets pas dix piges, au cours du trajet, pour que s'actionne ma cervelle

Cette fois, mon attention se fige, je guette l'étrange, l'anormal, l'exceptionnel

Je reste comme une tige à mater les gens râler et les fonctionnaires pour me mettre la puce à l'oreille

Je peste comme un tigre, dur à avaler, je n'ai qu'un truc embryonnaire et le terminus approche à une vitesse démentielle

Rien à faire, faut que je lâche du lest, et même si je suis intègre, je me mets à émettre de minables astuces pour éviter un fiasco pareil

De quoi pourrais-je parler? Des sièges? Du monde? Des retards?

Tu parles, c'est pourri, la honte m'assiège, je racle vraiment les fonds de tiroir

Quitte à bâcler, autant s'époumoner à propos des yaourts de Liège ou des réunions Tupperware

Tu mérites une raclée, Aura Ray, y'avait pourtant pas de piège, tu as besoin de repos et tes rébus il va falloir les revoir

OK, drapeau blanc, je jette l'éponge, j'abandonne

Faut que j'y songe, un repos draconien, une glande en bonne et due forme

On peut pas lutter, quand le bonnet d'âne vous guette, que la page blanche vous assomme

Faut pas être buté, quand la panne vous mène à la baguette, cessez la quête en plongeant dans vos songes: faites un p'tit somme!

Le pire, dans cette histoire, c'est que je vous laisse sans quoi que ce soit

Mon empire pour un dortoir, vu que je vous délaisse... C'est le couac et ça me déçoit

C'est pas en roupillant comme un loir que j'aurai un sept d'or, ça me blesse, j'suis un couard, ça me rend pantois

On se sépare sur un soupir, j'assume ma faiblesse, mon coup à blanc, mais ça me hante déjà: "Nous qui croyions en toi!"

Soupe-au-lait, l'amertume m'agresse, je voulais rouler la caisse comme le loup blanc mais je ressemble plutôt à Rantanplan.. "Ouaaah, ouaaah"

C'est ballot, même sans omerta j'ai pas réussi à bouger ma graisse, donc je m'empresse de mettre un terme à ce chou blanc, on était bien ensemble, désolé de vous laisser en plan...

Ce sera pour la prochaine fois!

par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra publié dans : *LE MANQUE D'INSPIRATION
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 15 février 2007

(Remix du "Sonneur Nocturne", texte avec lequel j'avais inauguré le blog)

Allons-y, tentons une bonne fois pour toute de définir ma mission

Attends-toi à de la bonne foi, je refuse de mentir et redoute la transgression

Attentiste, moi? Loin de là, mes paroles fusent coûte que coûte avec passion

Attention, quand j'ai un doute, je sais faire diversion, mais de toute façon

Ces écrits à ton attention se bonifieront, sans pour autant chercher la mention

La flemme et l'impatience d'écrire un roman

Dilemme voire pire car ce doit être passionnant

Ma chronique intempestive, journalière ou hebdomadaire

Qui connaîtra, je l'espère, un succès d'estime à défaut d'une gloire planétaire

Fera temporairement la nique à cet espoir indémodable, toujours dans l'air

En temps et en heure, un beau jour, il rappliquera, car il n'est pas éphémère

Mon inspiration ne me mènera pas à la Martinique ou vers les dromadaires

Mes aspirations: à ma vie et ma planète Drolonirik, je veux que tu adhères

Découvre mes angoisses, mes démons, mes délires

Ouvre-toi à mes poisses, mais aussi à tout ce qui me fait plaisir

Tu es le bienvenu, sois-en sûr, et tu auras du mal à repartir

Qu'il soit convenu que nous cheminions pour le meilleur et pour le pire

Certains vers, tu verras, seront meilleurs un peu plus mûrs

Ce texte a été retravaillé, pouvoir jouer le correcteur me rassure

Pour la première mouture j'éprouve une certaine aversion

De son côté obsolète, je pourrais vous donner l'illustration

Mais, avec la vitesse d'une arbalète, mon cerveau s'est remis en action

Et c'est ainsi, tout bêtement, que j'ai viré la première version

Mon style, vous le verrez, sera peu orthodoxe

Comme si j'écrivais avec un, voire deux gant(s) de boxe

Paradoxes et illogismes, je n'en fait pas grand cas (de malheur)

Vrai intox' aux néologismes, appellez-moi le Grand Kadmaleur

Ce vers aurait été parfait pour conclure

Hélas ma loquacité a un effet d'ouverture

Sans elle de toute façon je serais plein d'amertume

Sans aile, mon garçon, tu restes sur le terre-plein et le bitume

A part quand je conduis, dort, fais du sport ou travaille

Je me parque devant tes conduits, en expert, en orfèvre de la gouaille

Par contre, écrire comme cela est pour moi inédit

J'affronte l'ire d'hommes se la jouant érudits

Mais l'effronté a le sérum contre les vents et les on-dit

Mes lèvres éhontées vont à l'encontre des édits

Du plaisir, j'en prends une sacrée dose

A loisir, j'emprunterai cette craie et cette prose

Profitons-en avant que tout cela ne se tarisse

Preuve de passion, voilà que mon poil se hérisse

Sans ambiguité, je fais cela pour m'éclater

Cent ans, je le ferai, sauf si ça sent le frelaté

Néanmoins, je dois émettre un bémol

Le soin de mes doigts refuse de se soumettre au contrôle

Ne nourrissez pas l'espoir

Que je compte les pieds dans mes vers

Au risque de vous décevoir

Je n'ai déjà pas compté les verres d'hier

Toutefois, je vous rassure

Je ne suis pas rentré en voiture

Ces dernières tirades sont presque les seules rescapées

Du premier tirage que j'ai jugé grotesque et zappé

Croyez-moi, s'il reste ces quelques copeaux du fourre-tout d'origine

C'est parce qu'ils ont fait rire les copains, et surtout les copines

par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra publié dans : *STYLE
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus