Mercredi 25 février 2009

Vroum vroum !

Fais chauffer les gaz !

Boum boum !

Ah ! Faut nuancer l'extase...

Ta tête commence à tournoyer comme Taz

De fait je pense à broyer l'emphase

 

(Loboto 1000)

 

Ton serviteur aurait pu laisser son imagination capituler et juste appeler ça Ses Recueils de Textes, en te laissant décider ce que ceux-ci deviennent, en te laissant tout parcourir

Ou il aurait pu aller plus loin dans la machination et l’intituler Cercueil de Textes car c’est ici que toutes ses idées viennent mourir

De toute façon, mes écrits sont désormais tes seuls repères, à partir de maintenant c’est le grand vide, la mort de l’auteur

Alors méfie-toi et gare à toi si tu te perds, ils peuvent t’emmener sur un terrain morbide ou traiter de l’amour dans toute sa largeur

 

(Aura Ray, c’est oumanoumesque !)

 

Si à la source tu es contre la diction, que tu vois en elle une dérive, une épave vénéneuse

Doucement tu seras rempli de contradiction, contre elle tu cesseras d’être une entrave haineuse

Finalement tu échangeras ton aversion contre une addiction, et t’enfileras mes fictions en intraveineuse

Rarement tu auras changé en partant d’une telle contre-indication, tu te féliciteras d’être sorti des frictions et d’avoir enfin, ultra-veinard, l’âme voyageuse

 

(Bilan sans repos)

 

Hé mon vieux, si tu veux mon avis

Je te le dis radieux, ton paradis ne vaut pas un radis

(…)

Désolé si tu trouves ça odieux, tu verras en parodie je ne suis pas radin

Monter sur un ring pour défendre son dieu, pas moyen, moi je préfère rester dans les gradins

 

(Elle c’est l’enfer)

 

Mon inspiration ne me mènera pas à la Martinique ou vers les dromadaires

Mes aspirations: à ma vie et ma planète Drolonirik, je veux que tu adhères

 

(Mémé Andrée Mama Lice)

 

Quand tu parles à certaines filles de respect des droits, d’infirmes, de manque de bouffe et de génocidés

On peut lire dans leurs pensées: « Agnès B est fermé je crois… Ouf j’ai Nocibé ! »

Rien de macho dans cette réflexion atterrée, c’est aussi une époque risible quant à leurs mecs

A chaud, de bien grandes réactions mais rien après, l’hypocrisie est leur Mecque

La population dans son ensemble s’inquiète plus des promos très prisées à Darty ou Carrefour

Se demande quel ensemble lui assurera le mieux une copulation, et se contente de mépriser le Darfour

 

Je déteste m’agiter dans le vide à la manière d’un Francis Lalanne

Mais je reste prêt à sortir de ma tanière, à franchir la ligne, à sortir la lame

 

(Un poison nommé Rwanda)

 

Les « grosses têtes » ont toujours côtoyé les « cancres », tous sont prédisposés à cohabiter plus ou moins bien, mais cette fois-ci le mal est profond

Nos gosses s’entêtent à broyer l’ancre qui leur proposée et ne peuvent dès lors que toucher le fond

 

Terminée, l’époque où ils aimaient bouquiner sans fin

Les yeux cernés, la plupart sont maintenant aimantés, agglutinés devant TF1

En France, je suis frappé par la culture qu’on leur sert

Franchement, tu crois que c’est une chance de se taper Arthur au dessert ?

 

(Enseigner à en crever)

 

« Pouah! », mais qu'est-ce que c'est que ça?

J'ai la poisse, cette caisse en ébène ne m'excite pas

C’est l'impasse, j'encaisse mal, j'ai la haine du mot « exit », moi!

Si j'avais su que l'on allait ainsi m'interrompre

C’est jamais sûr que se représente l'occasion d'une telle rencontre

J’aurais pris mes chaussures taille 50 afin qu'on m'applaudisse à tout rompre

« Du jamais vu, vous allez assister à une inhumation en grandes pompes !»

 

(Profite’n roll Part I : Game over… Insert cueil)

 

Si vous voulez vous faire une idée, du coup, sortir du dilemme, savoir la raison de votre présence et ce qui vous attend, imaginez seulement une sorte de Jeffrey Lebowski

Car, comme le Duc, je n’aime pas me fouler, me laisse guider par la flemme, préfère rester à la maison à admirer comment la magie naît plutôt qu’être en vacances à la neige à m’agiter, mieux vaut un isolement qui peut-être t’effraie que de beaux skis

 

Avis aux observateurs, instruits ou pas, dans ces uniques vers se risquent syllabes dorées et jeux de mots, de sons, de sens, d’adjectifs et de verbes, l’auteur a de l’humour, s’en sert et est devenu, à la longue, un véritable juke-box

Votre serviteur vous a construit là un univers onirique élaboré dont l’émotion est l’essence ; objectif mais parfois acerbe, c’est toujours affable et sincère qu’avec sa langue le Duc boxe

 

(Bavarotti)

 

Une mosaïque

De salves comiques

Mes interlocuteurs

Interloqués, prennent peur

 

Puis apprennent à me connaître

Comprennent mon être

Acceptent cette obsession

Ce précepte, cette passion

 

(Tous à Zimutai)

 

Je me rappelle cette console-reine, ces pulsions terribles qui nous scotchaient à nos paddles

Cet appel des sirènes, nous ne lâchions prise que pour les dribbles de Waddle

Ce Chris était génial mais son inspiration pouvait parfois se tarir, pourquoi le dissimuler?

Ses fans voulaient l’imiter, mais comment éviter la crise de rire à la vue de ces mulets?

 

L’affectif, l’émotion étaient de mise, notre cœur balançait pour les exploits de Papin

C’était avant que les clubs ne changent d’effectif comme de chemise et que les joueurs de l’O.M. ne se mettent à balancer des parpaings

Les jeunes d’aujourd’hui pourront toujours rêver en se rappelant de l’espoir Ribéry

Qui, un beau jour de juin 2006, mit fin à l’espoir ibérique

 

(L’enfance, tu l’aimes ou tu la quittes)

 

Tout peut glisser comme sur de la margarine tant qu’elle accepte mon opposition à faire ma lessive

Après tout, on a le droit d’aimer les vêtements plissés et de préférer feuilleter un magazine avec des filles aux positions lascives

Avant, j’avais un petit appart’, trois mètres de fringues stockées sur mon lit, mes potes me demandaient si je n’avais pas caché un ours

Ce tas était impressionnant, il était facile d’en voir le sommet mais impossible d’en trouver la source

 

(En ménage je mens)

 

C’est clair, tu n’es pas là pour attirer le chaland

Tu des œillères une fois en virée, c’est ton côté nonchalant

 

Remarque, tu n’es pas du genre à gamberger, tu assumes totalement tes débordements et tes frasques

Mais quand la veille tu t’es amusé à monter sur un berger allemand, au réveil ta tête résonne encore de ses aboiements et je te parle même pas de ta tête en vrac

«  Je ne suis pas dupe, je n’aurais pas dû suivre les conseils de mon ami écossais McCullock

Certes j’avais une jolie jupe mais je n’étais peut-être pas obligé d’ôter ma culotte ! »

 

(Hommage au magicien Dose)

 

Bon, en parlant de taf, fini de pioncer

Il va falloir accélérer car j'ai dû me rendormir

J'ai rêvé de Mallaury Nataf et de Beyoncé

J'aurais mieux fait de rêver d'Amanda Lear

(…)

La lumière m'éblouit

Du soleil je jouis

Immédiatement

Le sentiment

D'avoir encore

Loupé le bord

 

(Des œufs vrais)

 

Elle est arrivée déjà peu zen, comme une balle, et s’est mise à brailler

Les yeux rivés sur cette scène peu banale et ma chemise entrebâillée

Un pieu criblé d’une dizaine d’obscènes vestales, en nuisette, l’air de s’apprêter à embrayer

Et au milieu, leur mécène, moi, installé avec un verre d’anisette, l’œil en l’air pour me dédouaner mais assurément bien trop débraillé

 

(En ce jour gît mon orgie)

 

Si tu veux savoir ce que je penserais d’un mandat potentiel de Gérard Schivardi

C’est comme si tu me demandais de décrire les symptômes de la tachycardie

 

Au deuxième tour, j’aimerais mieux, à la tête du pays, voir débarquer un berger landais ou ces sympathiques Laurel et Hardy

Chaque jour je me fais un peu plus vieux, mais pour la politique je reste toujours ébahi, je ne fais pas partie des R.G., à défaut je tends un tantinet l’oreille avec, c’est mon tic, un petit Bacardi

 

(Mi-rage mi-désespoir)

 

Comme d'habitude je n'ai pas vraiment répondu, pas solutionné le dilemme

Réaction lambda de coutume, navré j'ai pondu un passe, une option, un stratagème

Ellipse, élision, allusions, déviations, changement de décor et d'orientation

L'éclipse fait illusion, hallucination, chamboulement du cortex, malheur, tu as même oublié ta

...Question!

 

Bon je vais souffrir, me faire mal, me torturer, mais on va finir par y arriver,

De bombe je vais ralentir, me freiner, me renommer la tortue Ray! Et plus Aura le roi des dérivés

 

(Le poste hérité et son posthume trois pièces)

 

C'est tangible et notable, lorsqu'arrive pour un très jeune plein de naïfs idéaux

L'heure de quitter son village

La chute peut être rude, le choc difficile à vivre, la désillusion sévère

Alors qu'il devient collégien

Mais tout le monde n'est pas Tanguy, une fois apprises nos tables, sans se plaindre il faut

Se frotter à un secteur un peu plus loin des nuages

Entre les brutes et les prudes, finie la vieille époque, si ton ambition est de rester pépère

Aborde deux vieux pleins de kilos et fais t'en des copains

 

(Profite’n roll Part II : Amor amor)

 

O.K., aujourd’hui j’ai perdu plusieurs batailles mais on ne m’a pas fait périr, je n’ai pas perdu la guerre

Il me reste un défi de taille, une tâche ardue, aller quérir un ticket de train à la gare

 

Quand je rejoins la file d’attente, j’ai l’impression d’être en pleine Guerre Froide en Russie

Il est vingt et ça ferme à trente, quatorze clients avant moi, y’a pas à dire, ça sent le roussi

 

Par miracle, j’ai réussi à atteindre mon but mais mes larmes finirent par jaillir par torrents

Après une journée en forme de débâcle, je sais, un rien me désarme… Mais j’ai quand même failli défaillir car ce guichet n’acceptait que les tickets restaurant

 

(Ma chance titube et Jacques chancelle)

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra - Publié dans : FLORILEGE
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Lundi 9 février 2009

Salut à tous,

voici une petite présentation des 27 textes composant le recueil qui vient de sortir:

Réflexions sur le Monde moderne et les Cacahuètes

Il est disponible aux éditions Le Manuscrit ou sur d'autres sites partenaires.
Voici les liens pour se renseigner et se le procurer:

http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idauteur=13985
http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=12089


N'hésitez pas non plus à me contacter sur auraray@yahoo.fr si vous voulez que je vous le fournisse, je vais faire une grosse commande et pourrai ainsi vous le donner directement si toutefois nous avons la possibilité de nous rencontrer.

Il est à noter que ce bel ouvrage est disponible en version papier (14,90€) ou en fichier PDF (7,45€).
Le frais de port (pour le format papier bien sûr !) est de 6€ (colissimo suivi) ou de 0,10€ si vous passez par moi pour l'avoir (en fait c'est parce que ça fait 15€ tout rond et donc ça arrange tout le monde, mais en gros vous ne le payez pas!)

En ce qui concerne les thèmes abordés dans le recueil, on ne peut pas parler d'une ligne directrice qui pourrait être résumée en une ligne ou une phrase. Les idées de texte sont apparues les unes après les autres sans réel lien entre elles; si un minimum d'inspiration pointait son nez, si un point de départ se profilait à l'horizon, alors il n'y avait pas de question à se poser, l'affaire était entendue.

L'esprit, quant à lui, est plus facile à discerner. Grand amateur de mots et de jeux de mots, je me suis amusé avec les sons et les sens, en essayant de ne jamais dénigrer pour autant le message du texte. J'en ai d'ailleurs fait un de mes mots d'ordre, avec cette ironie qui me quitte rarement:

La forme de mes mots touche le fond


Ceci dit, le but ici est avant tout de divertir, pas de se prendre au sérieux et de vouloir changer le monde. Certains textes revêtent des contours engagés alors tant mieux si une idée par-ci par-là s'avère un tant soit peu digne d'intérêt à vos yeux, mais je ne prétends pas aux honneurs dans ce domaine, loin de là. Aucune recherche n'a d'ailleurs été effectuée pour argumenter et étoffer tel ou tel thème. Les textes ne reflètent ainsi qu'un avis, une opinion (par ailleurs pas toujours définitive, comme dit l'adage) et, de plus, ont souvent été bouclés en deux ou trois heures. Une (petite) partie d'entre eux sont même nés uniquement pour le fun, à l'instar de Ma chance titube et Jacques chancelle, le thème choisi faisant alors office de prétexte à la prolifération de situations gaguesques et à l'enchaînement de rimes tous azimuts. 

Voici donc la description plus détaillée de ces 27 poèmes...


Aura Ray, c'est oumanoumesque!

Ce texte inaugural est une présentation de ce qui vous attend, un condensé de l'humour latent qui vous suivra (poursuivra?) en filigrane, ainsi que de l'acharnement du narrateur à  truffer ses vers de rimes. Cet acharnement sera d'ailleurs plus ou moins intensif selon les textes; certains d'entre eux ont, de manière évidente, un intérêt moindre dans ce domaine. Cette remarque concerne surtout les premiers écrits, qui sont disponibles sur ce blog.
Aura Ray... vous permet également de vous familiariser avec la personnalité de votre narrateur déjanté.

 

 

Les flammes de ma vie

Un des textes les plus personnels mais à la portée probablement universelle.
Il traite de l'amitié homme-femme, des rencontres qui jalonnent une vie et y laissent des traces indélébiles.
Cette fameuse amitié est-elle possible?
Si oui, combien de temps?


Un poison nommé Rwanda

Comme vous pouvez le présager, ce texte évoque l'Afrique et plus généralement les pays qui sont dans la matière fécale jusqu'au cou. On y fait l'éloge de la sincérité et du jusqu'au-boutisme des pays plus privilégiés en matière de solidarité.
Il faut préciser, concernant le titre, qu'il n'a pas été subtilisé à d'autres auteurs ayant intitulé leurs romans de la même manière. Cela a été découvert bien après avoir écrit ce poème, juste avant la parution. On ne peut pas inventer à chaque fois... Et cela s'est certainement produit à propos d'autres titres ou vers!
Mille excuses toutefois à ces êtres brillants m'ayant devancé.


Des oeufs vrais

2e texte d'un point de vue chronologique. Vous pouvez d'ailleurs le lire sur ces pages.
Lui aussi risque de parler à beaucoup de monde puisqu'il évoque les lendemains qui chantent... faux!
Vous l'aurez compris, il s'adresse aux noctambules et décrit leur fréquent besoin de noctambulances...


Bienvenue à Parthage

Petit clin d'oeil à Grand Corps Malade, rédigé à la suite d'un de ses concerts.
Par extension, c'est également un hommage à tous les slameurs et les amateurs d'écriture, avec lesquels j'ai beaucoup échangé et correspondu pendant l'élaboration de ce recueil.


Hommage au magicien Dose

To all the fêtards of the world...
Description de ces hybrides mi-hommes mi-monstroplantes qui deviennent inarrêtables et ingérables une fois en soirée...


Profite'n roll (part I) ("Game over... Insert cueil")

La mort de l'auteur, dans toute sa splendeur.
Ce texte aurait pu être rebaptisé Entretien avec la faucheuse.

En fait, elle est plutôt sympa! Mais comme d'autres, elle fait un boulot de m***e, et c'est souvent ça qu'on retient...


Profite'n roll (part II) ("Amor, amor")

Suite du premier p'n r. Aura Ray se rémémore sa vie jusque cette maudite rencontre.


Ma chance titube et Jacques chancelle

Il y a des jours comme ça, ou même les actions les plus anodines représentent un danger.
Imaginez Pierre Richard ayant pris possession de votre corps et guidant vos pas...


Enseigner à en crever

Petit (?) réquisitoire sur l'enseignement, art compliqué par les temps qui courent.
Enfin, il ne faut pas noircir le tableau (si l'on ose dire), avec les réformes à venir tout cela ne va bientôt plus être qu'un mauvais souvenir!
Autant essayer de dévaliser la Banque de France armé d'une boîte de Chocapic...


Mémé Andrée Mama Lice

Version améliorée du Sonneur Nocturne, le texte par lequel tout est arrivé mais qui avait cependant bien besoin d'un ravalement de façade. Au niveau chronologique, peu de temps sépare l'écriture des deux poèmes, pourtant, en qui concerne leur forme, ils n'ont pas grand-chose à voir, Mémé...  se montrant beaucoup plus abouti. Paradoxalement (ou pas), le Sonneur rassemble beaucoup de suffrages parmi les personnes ayant pu lire les textes du recueil, qui en font régulièrement leur favori. Preuve que la spontanéité prend parfois le pas sur la technique et la complexité.
Pour ce qui est du thème, le narrateur évoque la naissance de cette passion qu'est l'écriture, à laquelle il assiste en temps réel, et invite le lecteur à le rejoindre dans l'aventure.


Loboto 1000

Manifeste contre la folie routière.


Loana, au plus haut des yeux

Que feriez-vous sans internet, de nos jours?
Ah, j'en vois qui commencent à rire jaune.
Moi-même, j'imagine que j'aurais plus de mal à vous faire lire ceci.

Et que feriez-vous sans télé-réalité?



Gâteux offre hommage (écrivez au journal qui transmettra)

Impossible d'écrire une série de textes aux thèmes variés sans, à un moment, penser à évoquer ses influences, à lever mon verre aux illustres aînés.
Pour éviter de tomber dans l'énumération stérile, la fin prend la forme d'une petite pirouette...


Tous à Zimutai

L'un des tout premiers textes, petit poème plutôt direct en forme d'invitation à participer à l'aventure d'Aura Ray. Description brève mais précise du personnage à qui vous avez affaire.


Bilan: sans repos!

Le narrateur fait le constat du chemin parcouru depuis l'apparition de cette soif d'écrire. Il y est question de sa détermination et de son engouement. Ce poème est une autre invitation à se joindre à la fête, à cette orgie de mots, mais une invitation à la forme plus élaborée que, disons, le texte précédent, plus ancien. De manière compréhensible, l'auteur préfère ces textes plus riches en apparence, au sein desquels fourmillent de nombreux détails, en opposition aux premiers poèmes plus directs, témoins de l'évolution de son style. Pour ce qui concerne les lecteurs, là, c'est une autre histoire, tout fonctionnant plutôt au feeling...


Elle, c'est l'enfer

Aura Ray règle gentiment ses comptes avec la sphère religieuse, comme pour exorciser ses vieux démons (ses vieux anges, devrait-on dire...)


Intoxicomanie

Journalistes en herbe, jetez vos manuels, abandonnez vos demandes de stage, quittez les bancs de vos écoles! Un seul geste pour découvrir le métier: munissez-vous d'un canapé, d'une télé et d'une télécommande, pressez le 1, c'est parti, vous allez en prendre plein la vue...


En ce jour gît mon orgie


Ou les rocambolesques aventures d'un macho infidèle un peu trop bavard.


Le poste hérité et son posthume trois pièces

Le succès est-il l'absolue finalité de toute entreprise? L'essentiel est-il, comme le suggérait le baron de Coubertin, de participer, d'essayer, de faire son maximum pour ne rien avoir à regretter, et de regarder comment les choses tournent?
Tentative de réponse...


Mi-rage mi-désespoir

Pensées rédigées à la veille du 1er tour de la dernière élection présidentielle.


L'enfance, tu l'aimes ou tu la quittes

Avis aux nostalgiques ayant grandi pendant les années 80. Kitschophobes s'abstenir.


La panne: assez!

 

Petit poème sur le manque d'inspiration


En ménage, je mens

 

Le choix cornélien de la prise d'appart' à deux.


Bavarotti

 

2e intro du recueil, placée à la fin pour éviter la redite.
Pour ceux qui n'ont pas aimé Aura Ray, c'est oumanoumesque! ou qui, au contraire, en redemande (le masochisme a encore quelques adeptes dans ce bas-monde).


Le sonneur nocturne

L'étincelle qui a déclenché l'incendie littéraire, le tsunami poétique, que dis-je, le big bang culturel qui vient de vous être décrit. En fait, il est pas très bon ce texte, mais il a le mérite d'exister, et puis il fallait bien commencer par quelque chose. Qui plus est, il est souvent cité comme texte favori des membres de la horde de fans (4, je les ai comptés) supportant Aura Ray.
De quoi parle-t-il? Reportez-vous au résumé de Mémé Andrée Mama Lice.


Hymne à la bourre (Amstel loving you)

Texte exutoire sans rime, comme ça pour déconner.
La foire aux jeux de mots sur le thème de (surprise!) la fête.

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra - Publié dans : PRESENTATION
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Dimanche 6 juillet 2008

Suite de Profite'n Roll Part I ("Game over... Insert cueil")

Ni une, ni deux, j'entame l'opération nostalgie

Tandis que je vois la Mort qui s'éloigne

L'esprit brumeux, je pense à ma gente dame, dont le charme avait opéré comme par magie,

Il y a tant à dire sur celle que j'appelais ma compagne

 

Cette perle de la nature a partagé mes joies et mes douleurs

C'était parlant, cette aventure à part, jamais vue, a apporté à ma vie ses couleurs

Quand se séparaient les deux épris, cette peinture perdait de l'éclat, c'était vécu comme un sacrifice, ça devenait une douleur

Fini d’être désemparé une fois réunis, c'était l'éclate, un feu d'artifice imprégné de vista et d'ardeur

 

Mais cessons un instant cette réminiscence anachronique

C'est sûr, je l'aimais et l'aime tant, cette miss, même dans un cadre onirique

Cependant émettons les éléments de mon existence avec une méthode logique

Plaçons maintenant les évènements d'importance dans un ordre chronologique

 

De ma naissance, j'avoue ne pas vraiment me souvenir, me rappeler de grand-chose

A ma connaissance, ma moue de nouveau venu interpellé ne me prédestinait pas à devenir le créateur de grandes choses

 

Jusqu'à mon adolescence, mon amour des mots, survenu de bonne heure, me valut, à la récré, les foudres d'agitateurs peu friands de brillantes proses

Démasquant le peu d'indulgence voire l'intolérance des marmots pour les différences

Mon surnom de « Savant fou » n'entacha pas mon bonheur ni mon insouciance

Pourvu que l'on me laisse lire dans ma chambre avec mes friandises sucrées et mes Lila Pause

 

Je me revois ainsi traverser cette période, imperturbable, jusqu'au collège

Heureux et invincible, bercé par l'air iodé, le sable et les mollusques de ma plage

Peureux, aimable, pas irascible, intéressé par tout sauf Yoda et Guy Lux, même si c'était de mon âge

Irréductible affable, j'étais resté « in » car adepte du foot, des jeux vidéos et des illustrés, j'étais un vrai bédéphage

 

C'est tangible et notable, lorsqu'arrive pour un très jeune plein de naïfs idéaux

L'heure de quitter son village

La chute peut être rude, le choc difficile à vivre, la désillusion sévère

Alors qu'il devient collégien

Mais tout le monde n'est pas Tanguy, une fois apprises nos tables, sans se plaindre il faut

Se frotter à un secteur un peu plus loin des nuages

Entre les brutes et les prudes, finie la vieille époque, si ton ambition est de rester pépère

Aborde deux vieux pleins de kilos et fais t'en des copains

 

Pour ma part, j'ai traversé ces années sans réels heurts ni fracas

A part deux ou trois fois mais pas de quoi se muer en râleur rongé par le tracas

Ces quatre ans m'ont appris que faire son trou n'était pas si aisé 

C'est catégorique, je n'ai que faire du troupeau et tant pis si ça déplaisait

 

Les mecs égoïstes ne me gênaient pas et même sans groupies je ne me sentais pas lésé

Plus jeune, moins sûr de moi, isolé du groupe, ça m'était égal et était loin de m'attrister

 

Délicieux compromis entre pré-adolescence et fin de l'insouciance,

Le lycée, comme promis, où tu entres prêt à tout plein d'indolence

M'a laissé pénétrer dans un monde de promiscuité, dans l'antre de la tolérance

Au sein de laquelle les délaissés pouvaient se permettre d'espérer, sans honte ils avaient leur chance

Un univers qui ne se scinde pas entre les blessés et les pontes

Et où le mot "amitié" a pour moi trouvé tout son sens

 

Cette douce folie qui s'empare de ta personne, grisée par l'ambiance

C'est à toi d'en profiter coûte que coûte, sans perdre une seconde, en brisant ta méfiance

Ces jolies joies éphémères ne pourront être oubliées

Leurs ondes attiseront tes regrets qui s'écouleront avec violence

 

Ah, c'est sûr, la fac n'est pas de la même trempe que ce que je viens de citer

La césure n'est pas factice, je ne me trompe pas quand j'arrive à l'université

Là c'est dur car la nostalgie se hisse, je ne me trouve pas devant des amis mais face à l'adversité

Heureusement la soudure agit sur nous, on se retrouve sur les divans de ceux

Ayant obtenu un logement face à la faculté... Mais qui préfèrent siroter

 

Ce qui est souvent reproché à cette institution, ce sont les rapports superficiels

Ceux dont tu te sens proches te déçoivent, leur apport n'est en fait qu'artificiel

Sur la durée, tu t'aperçois qu'une fois le diplôme en poche vos relations n'ont plus rien d'officielles

Amadoué, toi, sincère, tu reçois cet oubli cent fois (ni loi d'ailleurs), ne restera qu'une étincelle 

 

Ceci dit, je garde d'excellents souvenirs de ce passage de mon existence

C'est ici qu'excès plutôt hard et peu sages sont venus à bout de mon adolescence

C'est aussi qu'excepté plusieurs ardents boulets de passage que je viens d'évoquer avec une légère réticence

Il me reste une petite horde d'amis assez exceptionnels, en qui j'ai totale confiance

 

Du jour au lendemain, j'ai ensuite été parachuté salarié

J'ai eu mon concours et me suis frotté les mains: terminé la nourriture avariée!

On se dit, maintenant il va falloir qu'on courre, le rythme va s'accélérer, on va emprunter des voies dures et variées

On te joue quand même un sacré tour, tu te fais carotter car les mines et les bitures se ressentent lorsque pointe la matinée

 

Et pour un gamin habitué à ne pas aller trop vite, à se gourer pour avancer, c'était un peu précipité, je n'étais pas assez vieux

Ca n'a pas loupé, difficile de se vanter après une telle année; au bord du précipice, on aurait pu m'appeler "l'Imprécis piteux"!

 

Mais le meilleur restait à venir, des trucs sensationnels, jugez vous-mêmes en lisant ce qui suit

Qui aurait pu prévoir que... Nooooooooooooooooooon!!!!! Pas lui!!

 

Revoici l'horreur que j'aurais voulu ne jamais revoir, éviter pour de bon: le Prince de la Nuit

Sur sa bicyclette à moteur, il vient, tu vas voir, pour m'irriter, avec son ton pincé, et m'emmener dans son puit

 

« Ah salut, excuse-moi, je suis désolé de ne pas être à l'heure, je suis allé mettre de l'essence

Pour tuer le temps, j'ai fait visiter un mausolée de l'intérieur, il y avait une terrible odeur, j'ai failli perdre connaissance

Dis donc, tu es doué mon charlatan, si cela peut te consoler; j'ai entendu tes rimes et ton ardeur, tu as une certaine aisance

Mais quiconque croit m'amadouer perd vraiment son temps, je ne suis pas un con isolé, je ne fais pas d'erreur, fusse-t-elle infime, il va falloir que tu me suives en cadence

 

La durée qui t'était allouée est désormais évaporée, mais ne t'inquiète pas, je crois qu'on va bien rigoler, j'ai loué un film à vidéo futur, tu vas voir, c'est une belle histoire juive avec une bien jolie danse

Purée, par contre, j'ai oublié de m'excuser, je te vois désarmé et presque apeuré, et déçu de n'avoir pu conclure ce récit si bien fignolé... Oh, tu sais, ça ne sert à rien que tu t'escrimes et que tu te tortures...

La mémoire n'est pas fugitive, même dans les plus noirs confins, allez, c'est tout... Il ne faut plus que tu y penses »

 

Plus que j'y pense, plus que j'y pense... Il est marrant, le gothique, on voit bien que lui se prélasse, que c'est pas lui qui trinque

Moi je vois surtout la souffrance et l'errance, voilà ce qui m'attend, c'est peut-être exotique mais ce n'est pas ma place, je ne suis pas un ornythorinque

Je ne veux pas tomber dans l'ignorance d'une oubliette, je suis loin d'être ravi de quitter ma petite vie

« J'y pense et puis j'oublie... C'est la vie, c'est la vie! »

Mouais... La différence c'est que là c'est la mort, je suis fini et crois-moi c'est à vie

 

Au moins je n'ai pas de regret, j'ai tout vécu à fond

Mon amour, mes amis, ma famille mais aussi mes passions

Pour toujours, j'emporte dans mon coeur toutes ces joies à travers ce funeste tunnel

A la fin de mon parcours, au moment de franchir la grande Porte, je m'accrocherai à mes erreurs et mes exploits, à tous mes souvenirs charnels

Je saluerai le gardien avec un large sourire et rirai avec les sentinelles

Car tout cela m'appartient, c'est mon empire qui traversera les âges... Et ce de manière éternelle

 

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra - Publié dans : *LA NOSTALGIE
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Dimanche 6 juillet 2008

Comment ? Pardon ? Hein ? Quoi ? Tu peux répéter ?

Doucement, ne partons pas, restons encore un peu s’il te plaît

Douteux sentiment d'une partition incomplète et d'une encre stoppée

Goût amer, sans piment, à la vue de cette pierre tombale, je ne peux réprimer une onomatopée

 

« Pouah! », mais qu'est-ce que c'est que ça?

J'ai la poisse, cette caisse en ébène ne m'excite pas

C’est l'impasse, j'encaisse mal, j'ai la haine du mot « exit », moi!

Si j'avais su que l'on allait ainsi m'interrompre

C’est jamais sûr que se représente l'occasion d'une telle rencontre

J’aurais pris mes chaussures taille 50 afin qu'on m'applaudisse à tout rompre

« Du jamais vu, vous allez assister à une inhumation en grandes pompes !»

 

Mais revenons à nos moutons et à notre bonne vieille terre

Ce revenant plein d'émotion sortant étonné de sa mise en bière

Rêvant maintenant, blême et osseux, d'hortensias plutôt que de chrysanthèmes, vénère

Blâmant vainement, en blasphémant, les cieux, leur horde voire même les petits hommes verts

Clame naïvement, las et fumant, que ceux à l’origine de sa mort le rejoindront au cimetière

 

Envoyé vers l’autre monde, pris par la colère, l’angoisse et la déception

Je prends peur et bondis en voyant que l'on tolère l’usage de ma langue acide et de ma réflexion

« Ouah, c'est trop cool, serais-je en train de ressusciter ? »

Sans voix, je pense troquer ma rage contre de la félicité

Cent fois, je danse dans les parages, drogué par ce contrat vers l'au-delà périclité

Sans soif, je bois dans le troquet à deux pas des trépassés, rongés par les vers en toute tranquillité

 

En fait, mon nouveau maître m'épiait et a brisé le mystère

J'ai eu tôt fait de me maîtriser et lui de me remettre les deux pieds sur terre

Avant, paradoxalement, d'effectuer sa traîtrise et de m'envoyer en enfer

Avec l'apparence d'un boxer allemand, il m'a toisé, fait la bise et asséné, tout fier:

 

« Salut, comment vas-tu ? Je me présente, on m'appelle la Mort

T’as lu, su ou vu des commentaires déplaisants sur moi, on me met au pilori à tort

Des hurluberlus déconnant dont je tairai le nom plaisantent, sournois, et me nomment Martopikor

Je hurle, j'ai la berlue, car la Bonté est réellement mon amie... Ceci prouvera que je peux faire des efforts !

 

Aussi vrai que tu es décédé et que l'on ne peut rien faire pour toi

J'ai décidé d'accepter de te délivrer et de ne pas t'importuner, sans faire-part, tu vois

Pour éliminer ta déception et te laisser t'enivrer moralement une dernière fois

Mais cette idée exceptionnelle ne t'es livrée que pour peu de temps, il ne faut pas traîner, crois-moi

L'opportunité est fixée à quelques secondes, mon personnel dit déjà que je suis givré

Et, si j'en avais une, ma hiérarchie viendrait me taper sur les doigts

Ensuite, tu apprécieras mon hospitalité, tu verras je dis vrai

Bienvenue au pays de la laïcité, personne ne me dirigera dans cette monarchie dont je suis le roi »

 

 

Suite de cette histoire incroyable dans Profite’n Roll part II (« Amor, amor »)

 

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra - Publié dans : *LA MORT
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Mercredi 21 mars 2007

Dans cette chronique, je vais m’échiner à déchirer quelques barrières

Pour ne pas être anachronique, faisons quelque peu machine arrière

Car la critique doit être constructive, réaliste et surtout pas incendiaire

Cependant, pas besoin d'une fusée supersonique, inutile de remonter de plusieurs années-lumière

Une bonne décennie devrait suffire pour évoquer ces réminiscences relativement réfractaires

Ce récit devrait s'avérer salutaire, à l'obéissance il oppose un droit de réaction contestataire

Notre personnage un peu trop tonique a fort à faire avec ses vieilles chimères

De par ses quelques notions historiques, son quotidien, et sa déraison postpubère

Lassé de certaines tensions aux apparences pourtant angéliques, il va cracher son poison, amer

Et s’en prendre à son grand-père, en veillant cependant à respecter sa grammaire:



"Hé mon vieux, si tu veux mon avis

Je te le dis radieux, ton paradis ne vaut pas un radis

Le purgatoire?

C'est pour les gâteux c'est notoire

et même si à tout ça, tu crois dur comme fer, ne crains pas l'Enfer,

Tu boiras un coup avec Lucifer, c'est rien, tu verras, faut pas t'en faire...

Désolé si tu trouves ça odieux, tu verras en parodie je ne suis pas radin

Monter sur un ring pour défendre son dieu, pas moyen moi je préfère rester dans les gradins

La notion d'ange?

Elle me dérange

Si tu me parles, de près ou de loin, de Saint Pierre

Ca me parle encore moins, en fait c'est pire

Car quand j'entends ces mots je pense surtout à une statue d'un corps nu

Pour les carcans le médecin m'a fait une dispense, j'ai un statut à part, comme le Grand Cornu

Je serai bref au sujet de Saint-Eloi

Disons que je préfèrerais qu'il s'éloigne

Et son pote, là, le dénommé Saint Paul

N'est rien d'autre pour moi qu'un ancien homme et un symbole
 
J'en vois bien un, un surhomme délicieux, il s'appelle Saint Thomas

Au royaume des cieux, sa renommée, y'a pas mieux, il devrait être proclamé roi

Il interpelle et estomaque, car il a la particularité de ne croire que ce qu'il voit

L'estomac tranquille, je laisse Thomas tranquille, car c'est le seul en qui je crois

Tout bien considéré, le vrai saint qui me soit vraiment sympathique

Pas besoin de te faire un dessin, c'est bien sûr ce véhément Saint Patrick

Le culte du cierge

Réunit beaucoup d'incultes et de concierges

Le missel, à l'église?

Seules les pies, pas les aigles, le lisent

Ce lieu m'incite à râler, je ne veux point d'obole, point d'orgue

Je n'ai pas fait de voeu pieux, rendez-vous sur mon site "ras-le-bol.org"

Tout jeune, on m'a enseigné le catéchisme

C'était pas fun, ça s'est gâté, ça a saigné, il y a eu un schisme

Oui, la notion de "sacré", je la mets en cause

Elle me fait penser à tous les massacrés, morts pour la cause

Je sais, je ne devrais pas me répandre en moqueries

On pourrait s'arrêter là et pan, se mettre un bon film de Bacri

Mais j'ai du mal avec la messe, ça casse du sucre sur ses voisins avec une belle verve

Je préfère encore les kermesses, à saquer comme un zinzin sur de vieilles conserves

J'estime que ce qui est religieux est litigieux

Je ressens peu d'estime quand me dit qu'il n'y a qu'un dieu

Je reste un peu, médite en fâcheuse victime, n'en crois pas mes yeux

Teste ma patience, sans maudire, puis finit par dire adieu

Dur à digérer, le principe: "Sois adepte ou reçois la malédiction!"

Le genre de truc que je peux pas blairer, c'est sûr j'accepte mal l'éviction

C'est quand même pas parce que je suis athée

Qu'il faut que l'on ne m'aime pas et que l'on m'envoie des coups de karaté

Pour la peine, je pense que je vais poursuivre...

Pour la pénitence, c'est par là, veuillez me suivre!

Tout ce cirque m'apparaît comme très fallacieux

C'est là qu'est le hic, bah oui, il paraît que la vérité, c'est mieux!

Vous m'aurez compris, quand on me met à l'épreuve, que l'on provoque mon courroux en me parlant de gourous

J'arbore mon petit parti-pris, comme ils parlent sans preuve, je pense qu'ils se gourent, du coup

Je tolère, je tolère, je tolère

Mais les atmosphères délétères ont l'art de me mettre en colère" 

 



Que ce soit clair, je reste un grand partisan de la tolérance

Loin de moi la volonté de provoquer un tollé, de vous faire pester, ou de faire preuve d'insolence

Il fallait que je lâche du lest, ça ne fait pas de mal parfois, un brin de clairvoyance

C'était juste un test pour voir si je n'étais pas un lâche, si j'étais capable, sur un sujet sérieux, de briser le silence

Soyez certains que je ne m'en prends vraiment qu'aux dérives

Je jugeais opportun de déprécier cet aimant à invectives

Se bouger pour rappeler que chacun est libre, c'est précieux et ça me motive

On ne doit pas râler ni rougir de cette tribune libre, elle a un but précis et une cible sélective

Je n'en  veux pas à tous les curés, les prêtres, les pasteurs

Loin de moi la volonté de les torturer, de les traîter de traîtres ou d'imposteurs

Mon propos est surtout tourné vers les transgressions banalisées, les exactions et leurs auteurs

Je propose une ritournelle dénuée d'agression, je souhaitais juste analyser cette interaction que j'ai en horreur

Cette relation malsaine un zest tueuse entre l'autorité de l'Etat et les divines sphères

La délation à la petite semaine, autoritaire et mesquine, et toi l'Etat tu es là et tu laisses faire

Cette aberration qui, je dois le concéder, m'indiffère désormais, mais a marqué et même hanté ma jeunesse

Cette façon de procéder, considérer comme un pestiféré celui qui tentait de se démarquer de la messe

Gageons aujourd'hui que cette façon de faire et de penser appartient à un temps lointain et révolu

Dégageons au moins l'idée que nos contemporains sont plus ouverts, que les mentalités évoluent

Il faut d'ailleurs avouer que dans certains endroits plus amples, l'intégrité est encore plus démunie

Elle est quand même parfois bien bafouée, par exemple dans ce pays qu'on appelle les Etats-Unis

Moi ça me fait bondir de voir son président en Bombers prêter serment, il pourrait bien se garder de jurer sur la Bible

Mais jurer quoi, bon dieu, qu'il va viser un état, tout bêtement, le bombarder et ne jamais se tromper de cible?

Et après, il se passe quoi, en fait?

Il  y a un tribunal, là-haut? le mec lui fait

"Dis-donc, ce que t'as balancé en Irak, c'était quand même pas très rock'n roll!"

Et lui il répond: « Désolé, je les ai fait danser afin qu'ils raquent... Tu peux pas savoir, mon pote, à quel point je peux aimer le pétrole!!"

De toute façon, et pour se quitter sur un message d'amitié

Toute religion doit intégrer les notions d'équité, de brassage et de pitié

Les crimes ne doivent pas être justifiés par l'étendard de la passion

Les discriminations n'ont pas le droit de s'étendre et encore moins de s'intensifier

... Un tas d'armoiries, une seule nation!  

Je vais vous laisser, désormais votre conscience se promène

Je ne veux pas vous délaisser mais après ce désordre je file à l'italienne

Je n'ai pas voulu ramener ma science et laisse à chacun l'idée qui est la sienne

Mais rien n'est foutu pour atténuer les méfiances, c'est pour cela que je me démène...

AMEN

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra - Publié dans : *LA RELIGION
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