Vendredi 15 décembre 2006

La lumière m'éblouit

Du soleil je jouis

Immédiatement

le sentiment

D'avoir encore

Loupé le bord

Mon réveil, ce scélérat

Resté en veille, me le paiera

J'avais pourtant prévu le coup

En programmant "le Gambadou"

Mais dis-moi

Passé l'émoi

De ces premières secondes

Brutales mais franches

Une idée m'inonde

Dans la rue, quedalle: mais oui, on est dimanche!

Quatorze heures passées du matin

Arroseur arrosé, doute crânien

Le samedi se serait-il poursuivi

Largement plus que deux Raison

A minuit, suis-je rentré, ou à midi

Barge, errant, j'ai débusqué ma maison

Pernicieusement déplacée

Malicieusement cadenassée

Ils ont patrouillé, les vicieux

Et n'ont pas trouvé mieux

Que de cacher

ma chaumière

Là où je l'avais

laissée hier

Sûr, ils n'ont pas compté

sur ma perspicacité

Et quand, contents, ils se sont amusés

Par bassesse, à changer ma serrure

Contentieux, ils se sont abusés

Oubliant mon adresse, ma stature

N'empêche, me voici, flagada

Sans trop de pêche pour un dimanche pyjama

L'euphémisme est profond

Quel séisme dans mon plafond

Opérationnel pour l'heure du goûter

Peu rationnel, vous vous en doutez

J'essaie de surnager avec difficulté

Sur mon canapé je viens culbuter

Et quand arrive l'heure de passer aux travaux

Je m'active sans heurt, direction mac do

Coup d'oeil sur les finances, et là coup de semonce

Je tourne de l'oeil, pas de chance, je renonce

Je fouille dans ma cervelle peu nette, qu'a-t-on mangé la veille

Des nouilles et une omelette, bonté divine quelle merveille

C'est parti pour quelque chose de différent

Du mardi au samedi, je propose de l'innovant

Soyons dingo, pas de limite

Un frigo et une marmite

Une passoire, quelle idée,  j'adore changer

Je t'épate, petit chanceux

Car ce soir, j'ai décidé de manger

Des pâtes et puis des oeufs

Par Aura Ray - Publié dans : *LES LENDEMAINS DIFFICILES
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Mardi 5 décembre 2006

La rechute ne fut pas longue

Ca me démangeait le bout des ongles

Me taraudait

La question rôdait

Mon inspiration

Etait elle arrivée à expiration?

Allais-je faire mieux

Allais-je faire pire

Ca peut faire rire

Mais je me fais vieux

Faire rire justement

Ma raison d'être

Je crois que c'est le bon moment

Pour vous envoyer cette lettre

Cette missive

Explicative

Une notice

Où mes vices

Certains défauts

Et mes idéaux

Sortent au grand jour

Sois contre sois pour

Mais ne reste pas indifférent

Je ne cherche pas le différend

Juste à surprendre

Comprendre

Donner, reprendre

Me décrire

Faire sourire

Vous interpréter

Ma fantasque mais belle mélodie

Vous interpeller

Avec mes frasques, mes ennuis

Peur de vous rebuter

Je devrais donc débuter

Vingt-sept ans

Tous ses plans

Brouillés dans sa tête

Brouillons mais honnêtes

Une mosaïque

De salves comiques

Mes interlocuteurs

Interloqués, prennent peur

Puis apprennent à me connaître

Comprennent mon être

Acceptent cette obsession

Ce précepte, cette passion

La bonne humeur, l'humour

Le radiateur, le four

Qu'est-ce qui m'arrive

Mon but, faire partager

Et je dérive

Vers l'électro-ménager

Pratiquerais-je ce sport

Qu'on appelle la métaphore?

Rarement en fait

Mon discours est plus net

Quoique ma tendance

Pour l'absurde est immense

Son omniprésence

Me vaut quelques nuisances

Incompréhension

Méprise

Bêtise

Désertion

Peine perdue

Rien ni personne

Ne parviendra

A me plonger dans l'embarras

A ce que je me résonne

La tâche est ardue

En héraut

J'enfile

Mon sombrero 

Et défile

En hurlant

Fièrement

Et hilare...


...CARAMBAR!

Par Aura Ray - Publié dans : *PERSONNALITE
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Dimanche 3 décembre 2006

Ok c'est bon

J'avoue avoir pris une autre dimension

Comme dit Manson

Il faut que j'écrive

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Yves

Désolé je suis un peu mytho

Mon pote Yves n'existe qu'en photo

Mais si tous les potes existaient

Où serait le rêve par rapport à la réalité

L'imaginaire

Est nécessaire

Lendemain de cuite

Assez sévère et fortuite

Tout à l'heure on est huit

Pour un basket émérite

En effet

Si tout le monde s'est levé

Avec ma gueule de déterré

Le match n'est pas gagné

Il ne faut pas être énarque

Remarque

Pour s'apercevoir que les rimes en "é"

C'est aisé

Si vous m'en voulez

Lisez le blog d'à côté

La flemme d'écrire un roman

Pourtant ce doit être excellent

Une chronique journalière

Remplacera ces rêves d'hier

J'essaierai d'être régulier

Mais cette fois il ne faut pas rêver

Vu ce qui a précédé

Vous comprendrez

Mes amis

Que le déroulement de ma vie

Intense mais brève

Est aléatoire

Je pense et soulève

Des espoirs

Ne les réalise qu'en rêve

Pansant mon existence

Lorsque s'esclaffe l'assistance

Bien sûr certains vers

Seront moins bons qu'ils en ont l'air

Tu veux un exemple horrible

Celui-là par exemple n'est pas terrible

Prends-moi pour cible

J'ai fauté

Fut-ce indicible

Pour tes yeux écarquillés

L'ampleur

De cette erreur

Crève pourtant l'écran

Le mot "exemple" se répète trop souvent

Mon style vous le verrez sera peu orthodoxe

Comme ce brave Jacques de la planète Oxo

Là par exemple ça ne rime pas

J'en ai bien peur

Mais je n'en fais pas grand cas

De malheur

Ce vers eut été parfait pour conclure

Mais si je n'étais pas bavard

je ne serais point là

A part en voiture

J'écris je narre

Bla bla bla

Je me surprends moi-même

Première fois que j'écris comme cela à vrai dire

J'espère que tu aimes

Sans ensuite t'en dédire

Addict tu vas devenir

Pour mon plus grand plaisir

De ce petit post je ne connais pas la qualité

Mais tu sais mon pote j'étais inspiré

Je me suis éclaté

Sans me prendre la tête

La voilà la vérité toute bête

Ah oui il faut que je te dise

Des références il y en aura plein

Musique, ciné, télé et quotidien

Peut-être même un peu d'humour

Qu'en penses-tu mon amour

Maintenant je vous fais la bise

Je me suis fait des copains

Votre curiosité s'attise

Donc salut et à demain

Je te jure

Après un texte comme cela

Si mon ordi bugge au moment d'enregistrer

Non, non, je ne promets rien

Injures

Battements de bras

Je m'inscris à un deug d'informatique dégoûté

De toute façon, reconnaissons

Que s'énerver fait rarement du bien

Au fait si tu nourrissais l'espoir

Que je compte les pieds dans mes vers

Désolé de te décevoir

Je n'ai déjà pas compté les verres d'hier

Mais je te rassure

Je ne suis pas rentré en voiture

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

(retrouvez "Mémé Andrée Mama Lice", la version retravaillée de ce texte embryonnaire, un peu plus loin sur le blog...)

 

Par Aura Ray - Publié dans : *LA NAISSANCE DU BLOG
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