FLORILEGE

Mercredi 25 février 2009

Vroum vroum !

Fais chauffer les gaz !

Boum boum !

Ah ! Faut nuancer l'extase...

Ta tête commence à tournoyer comme Taz

De fait je pense à broyer l'emphase

 

(Loboto 1000)

 

Ton serviteur aurait pu laisser son imagination capituler et juste appeler ça Ses Recueils de Textes, en te laissant décider ce que ceux-ci deviennent, en te laissant tout parcourir

Ou il aurait pu aller plus loin dans la machination et l’intituler Cercueil de Textes car c’est ici que toutes ses idées viennent mourir

De toute façon, mes écrits sont désormais tes seuls repères, à partir de maintenant c’est le grand vide, la mort de l’auteur

Alors méfie-toi et gare à toi si tu te perds, ils peuvent t’emmener sur un terrain morbide ou traiter de l’amour dans toute sa largeur

 

(Aura Ray, c’est oumanoumesque !)

 

Si à la source tu es contre la diction, que tu vois en elle une dérive, une épave vénéneuse

Doucement tu seras rempli de contradiction, contre elle tu cesseras d’être une entrave haineuse

Finalement tu échangeras ton aversion contre une addiction, et t’enfileras mes fictions en intraveineuse

Rarement tu auras changé en partant d’une telle contre-indication, tu te féliciteras d’être sorti des frictions et d’avoir enfin, ultra-veinard, l’âme voyageuse

 

(Bilan sans repos)

 

Hé mon vieux, si tu veux mon avis

Je te le dis radieux, ton paradis ne vaut pas un radis

(…)

Désolé si tu trouves ça odieux, tu verras en parodie je ne suis pas radin

Monter sur un ring pour défendre son dieu, pas moyen, moi je préfère rester dans les gradins

 

(Elle c’est l’enfer)

 

Mon inspiration ne me mènera pas à la Martinique ou vers les dromadaires

Mes aspirations: à ma vie et ma planète Drolonirik, je veux que tu adhères

 

(Mémé Andrée Mama Lice)

 

Quand tu parles à certaines filles de respect des droits, d’infirmes, de manque de bouffe et de génocidés

On peut lire dans leurs pensées: « Agnès B est fermé je crois… Ouf j’ai Nocibé ! »

Rien de macho dans cette réflexion atterrée, c’est aussi une époque risible quant à leurs mecs

A chaud, de bien grandes réactions mais rien après, l’hypocrisie est leur Mecque

La population dans son ensemble s’inquiète plus des promos très prisées à Darty ou Carrefour

Se demande quel ensemble lui assurera le mieux une copulation, et se contente de mépriser le Darfour

 

Je déteste m’agiter dans le vide à la manière d’un Francis Lalanne

Mais je reste prêt à sortir de ma tanière, à franchir la ligne, à sortir la lame

 

(Un poison nommé Rwanda)

 

Les « grosses têtes » ont toujours côtoyé les « cancres », tous sont prédisposés à cohabiter plus ou moins bien, mais cette fois-ci le mal est profond

Nos gosses s’entêtent à broyer l’ancre qui leur proposée et ne peuvent dès lors que toucher le fond

 

Terminée, l’époque où ils aimaient bouquiner sans fin

Les yeux cernés, la plupart sont maintenant aimantés, agglutinés devant TF1

En France, je suis frappé par la culture qu’on leur sert

Franchement, tu crois que c’est une chance de se taper Arthur au dessert ?

 

(Enseigner à en crever)

 

« Pouah! », mais qu'est-ce que c'est que ça?

J'ai la poisse, cette caisse en ébène ne m'excite pas

C’est l'impasse, j'encaisse mal, j'ai la haine du mot « exit », moi!

Si j'avais su que l'on allait ainsi m'interrompre

C’est jamais sûr que se représente l'occasion d'une telle rencontre

J’aurais pris mes chaussures taille 50 afin qu'on m'applaudisse à tout rompre

« Du jamais vu, vous allez assister à une inhumation en grandes pompes !»

 

(Profite’n roll Part I : Game over… Insert cueil)

 

Si vous voulez vous faire une idée, du coup, sortir du dilemme, savoir la raison de votre présence et ce qui vous attend, imaginez seulement une sorte de Jeffrey Lebowski

Car, comme le Duc, je n’aime pas me fouler, me laisse guider par la flemme, préfère rester à la maison à admirer comment la magie naît plutôt qu’être en vacances à la neige à m’agiter, mieux vaut un isolement qui peut-être t’effraie que de beaux skis

 

Avis aux observateurs, instruits ou pas, dans ces uniques vers se risquent syllabes dorées et jeux de mots, de sons, de sens, d’adjectifs et de verbes, l’auteur a de l’humour, s’en sert et est devenu, à la longue, un véritable juke-box

Votre serviteur vous a construit là un univers onirique élaboré dont l’émotion est l’essence ; objectif mais parfois acerbe, c’est toujours affable et sincère qu’avec sa langue le Duc boxe

 

(Bavarotti)

 

Une mosaïque

De salves comiques

Mes interlocuteurs

Interloqués, prennent peur

 

Puis apprennent à me connaître

Comprennent mon être

Acceptent cette obsession

Ce précepte, cette passion

 

(Tous à Zimutai)

 

Je me rappelle cette console-reine, ces pulsions terribles qui nous scotchaient à nos paddles

Cet appel des sirènes, nous ne lâchions prise que pour les dribbles de Waddle

Ce Chris était génial mais son inspiration pouvait parfois se tarir, pourquoi le dissimuler?

Ses fans voulaient l’imiter, mais comment éviter la crise de rire à la vue de ces mulets?

 

L’affectif, l’émotion étaient de mise, notre cœur balançait pour les exploits de Papin

C’était avant que les clubs ne changent d’effectif comme de chemise et que les joueurs de l’O.M. ne se mettent à balancer des parpaings

Les jeunes d’aujourd’hui pourront toujours rêver en se rappelant de l’espoir Ribéry

Qui, un beau jour de juin 2006, mit fin à l’espoir ibérique

 

(L’enfance, tu l’aimes ou tu la quittes)

 

Tout peut glisser comme sur de la margarine tant qu’elle accepte mon opposition à faire ma lessive

Après tout, on a le droit d’aimer les vêtements plissés et de préférer feuilleter un magazine avec des filles aux positions lascives

Avant, j’avais un petit appart’, trois mètres de fringues stockées sur mon lit, mes potes me demandaient si je n’avais pas caché un ours

Ce tas était impressionnant, il était facile d’en voir le sommet mais impossible d’en trouver la source

 

(En ménage je mens)

 

C’est clair, tu n’es pas là pour attirer le chaland

Tu des œillères une fois en virée, c’est ton côté nonchalant

 

Remarque, tu n’es pas du genre à gamberger, tu assumes totalement tes débordements et tes frasques

Mais quand la veille tu t’es amusé à monter sur un berger allemand, au réveil ta tête résonne encore de ses aboiements et je te parle même pas de ta tête en vrac

«  Je ne suis pas dupe, je n’aurais pas dû suivre les conseils de mon ami écossais McCullock

Certes j’avais une jolie jupe mais je n’étais peut-être pas obligé d’ôter ma culotte ! »

 

(Hommage au magicien Dose)

 

Bon, en parlant de taf, fini de pioncer

Il va falloir accélérer car j'ai dû me rendormir

J'ai rêvé de Mallaury Nataf et de Beyoncé

J'aurais mieux fait de rêver d'Amanda Lear

(…)

La lumière m'éblouit

Du soleil je jouis

Immédiatement

Le sentiment

D'avoir encore

Loupé le bord

 

(Des œufs vrais)

 

Elle est arrivée déjà peu zen, comme une balle, et s’est mise à brailler

Les yeux rivés sur cette scène peu banale et ma chemise entrebâillée

Un pieu criblé d’une dizaine d’obscènes vestales, en nuisette, l’air de s’apprêter à embrayer

Et au milieu, leur mécène, moi, installé avec un verre d’anisette, l’œil en l’air pour me dédouaner mais assurément bien trop débraillé

 

(En ce jour gît mon orgie)

 

Si tu veux savoir ce que je penserais d’un mandat potentiel de Gérard Schivardi

C’est comme si tu me demandais de décrire les symptômes de la tachycardie

 

Au deuxième tour, j’aimerais mieux, à la tête du pays, voir débarquer un berger landais ou ces sympathiques Laurel et Hardy

Chaque jour je me fais un peu plus vieux, mais pour la politique je reste toujours ébahi, je ne fais pas partie des R.G., à défaut je tends un tantinet l’oreille avec, c’est mon tic, un petit Bacardi

 

(Mi-rage mi-désespoir)

 

Comme d'habitude je n'ai pas vraiment répondu, pas solutionné le dilemme

Réaction lambda de coutume, navré j'ai pondu un passe, une option, un stratagème

Ellipse, élision, allusions, déviations, changement de décor et d'orientation

L'éclipse fait illusion, hallucination, chamboulement du cortex, malheur, tu as même oublié ta

...Question!

 

Bon je vais souffrir, me faire mal, me torturer, mais on va finir par y arriver,

De bombe je vais ralentir, me freiner, me renommer la tortue Ray! Et plus Aura le roi des dérivés

 

(Le poste hérité et son posthume trois pièces)

 

C'est tangible et notable, lorsqu'arrive pour un très jeune plein de naïfs idéaux

L'heure de quitter son village

La chute peut être rude, le choc difficile à vivre, la désillusion sévère

Alors qu'il devient collégien

Mais tout le monde n'est pas Tanguy, une fois apprises nos tables, sans se plaindre il faut

Se frotter à un secteur un peu plus loin des nuages

Entre les brutes et les prudes, finie la vieille époque, si ton ambition est de rester pépère

Aborde deux vieux pleins de kilos et fais t'en des copains

 

(Profite’n roll Part II : Amor amor)

 

O.K., aujourd’hui j’ai perdu plusieurs batailles mais on ne m’a pas fait périr, je n’ai pas perdu la guerre

Il me reste un défi de taille, une tâche ardue, aller quérir un ticket de train à la gare

 

Quand je rejoins la file d’attente, j’ai l’impression d’être en pleine Guerre Froide en Russie

Il est vingt et ça ferme à trente, quatorze clients avant moi, y’a pas à dire, ça sent le roussi

 

Par miracle, j’ai réussi à atteindre mon but mais mes larmes finirent par jaillir par torrents

Après une journée en forme de débâcle, je sais, un rien me désarme… Mais j’ai quand même failli défaillir car ce guichet n’acceptait que les tickets restaurant

 

(Ma chance titube et Jacques chancelle)

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus