*STYLE

Jeudi 15 février 2007

(Remix du "Sonneur Nocturne", texte avec lequel j'avais inauguré le blog)

Allons-y, tentons une bonne fois pour toute de définir ma mission

Attends-toi à de la bonne foi, je refuse de mentir et redoute la transgression

Attentiste, moi? Loin de là, mes paroles fusent coûte que coûte avec passion

Attention, quand j'ai un doute, je sais faire diversion, mais de toute façon

Ces écrits à ton attention se bonifieront, sans pour autant chercher la mention

La flemme et l'impatience d'écrire un roman

Dilemme voire pire car ce doit être passionnant

Ma chronique intempestive, journalière ou hebdomadaire

Qui connaîtra, je l'espère, un succès d'estime à défaut d'une gloire planétaire

Fera temporairement la nique à cet espoir indémodable, toujours dans l'air

En temps et en heure, un beau jour, il rappliquera, car il n'est pas éphémère

Mon inspiration ne me mènera pas à la Martinique ou vers les dromadaires

Mes aspirations: à ma vie et ma planète Drolonirik, je veux que tu adhères

Découvre mes angoisses, mes démons, mes délires

Ouvre-toi à mes poisses, mais aussi à tout ce qui me fait plaisir

Tu es le bienvenu, sois-en sûr, et tu auras du mal à repartir

Qu'il soit convenu que nous cheminions pour le meilleur et pour le pire

Certains vers, tu verras, seront meilleurs un peu plus mûrs

Ce texte a été retravaillé, pouvoir jouer le correcteur me rassure

Pour la première mouture j'éprouve une certaine aversion

De son côté obsolète, je pourrais vous donner l'illustration

Mais, avec la vitesse d'une arbalète, mon cerveau s'est remis en action

Et c'est ainsi, tout bêtement, que j'ai viré la première version

Mon style, vous le verrez, sera peu orthodoxe

Comme si j'écrivais avec un, voire deux gant(s) de boxe

Paradoxes et illogismes, je n'en fait pas grand cas (de malheur)

Vrai intox' aux néologismes, appellez-moi le Grand Kadmaleur

Ce vers aurait été parfait pour conclure

Hélas ma loquacité a un effet d'ouverture

Sans elle de toute façon je serais plein d'amertume

Sans aile, mon garçon, tu restes sur le terre-plein et le bitume

A part quand je conduis, dort, fais du sport ou travaille

Je me parque devant tes conduits, en expert, en orfèvre de la gouaille

Par contre, écrire comme cela est pour moi inédit

J'affronte l'ire d'hommes se la jouant érudits

Mais l'effronté a le sérum contre les vents et les on-dit

Mes lèvres éhontées vont à l'encontre des édits

Du plaisir, j'en prends une sacrée dose

A loisir, j'emprunterai cette craie et cette prose

Profitons-en avant que tout cela ne se tarisse

Preuve de passion, voilà que mon poil se hérisse

Sans ambiguité, je fais cela pour m'éclater

Cent ans, je le ferai, sauf si ça sent le frelaté

Néanmoins, je dois émettre un bémol

Le soin de mes doigts refuse de se soumettre au contrôle

Ne nourrissez pas l'espoir

Que je compte les pieds dans mes vers

Au risque de vous décevoir

Je n'ai déjà pas compté les verres d'hier

Toutefois, je vous rassure

Je ne suis pas rentré en voiture

Ces dernières tirades sont presque les seules rescapées

Du premier tirage que j'ai jugé grotesque et zappé

Croyez-moi, s'il reste ces quelques copeaux du fourre-tout d'origine

C'est parce qu'ils ont fait rire les copains, et surtout les copines

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra
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