(Remix du "Sonneur Nocturne", texte avec lequel j'avais inauguré le blog)
Allons-y, tentons une bonne fois pour toute de définir ma mission
Attends-toi à de la bonne foi, je refuse de mentir et redoute la transgression
Attentiste, moi? Loin de là, mes paroles fusent coûte que coûte avec passion
Attention, quand j'ai un doute, je sais faire diversion, mais de toute façon
Ces écrits à ton attention se bonifieront, sans pour autant chercher la mention
La flemme et l'impatience d'écrire un roman
Dilemme voire pire car ce doit être passionnant
Ma chronique intempestive, journalière ou hebdomadaire
Qui connaîtra, je l'espère, un succès d'estime à défaut d'une gloire planétaire
Fera temporairement la nique à cet espoir indémodable, toujours dans l'air
En temps et en heure, un beau jour, il rappliquera, car il n'est pas éphémère
Mon inspiration ne me mènera pas à la Martinique ou vers les dromadaires
Mes aspirations: à ma vie et ma planète Drolonirik, je veux que tu adhères
Découvre mes angoisses, mes démons, mes délires
Ouvre-toi à mes poisses, mais aussi à tout ce qui me fait plaisir
Tu es le bienvenu, sois-en sûr, et tu auras du mal à repartir
Qu'il soit convenu que nous cheminions pour le meilleur et pour le pire
Certains vers, tu verras, seront meilleurs un peu plus mûrs
Ce texte a été retravaillé, pouvoir jouer le correcteur me rassure
Pour la première mouture j'éprouve une certaine aversion
De son côté obsolète, je pourrais vous donner l'illustration
Mais, avec la vitesse d'une arbalète, mon cerveau s'est remis en action
Et c'est ainsi, tout bêtement, que j'ai viré la première version
Mon style, vous le verrez, sera peu orthodoxe
Comme si j'écrivais avec un, voire deux gant(s) de boxe
Paradoxes et illogismes, je n'en fait pas grand cas (de malheur)
Vrai intox' aux néologismes, appellez-moi le Grand Kadmaleur
Ce vers aurait été parfait pour conclure
Hélas ma loquacité a un effet d'ouverture
Sans elle de toute façon je serais plein d'amertume
Sans aile, mon garçon, tu restes sur le terre-plein et le bitume
A part quand je conduis, dort, fais du sport ou travaille
Je me parque devant tes conduits, en expert, en orfèvre de la gouaille
Par contre, écrire comme cela est pour moi inédit
J'affronte l'ire d'hommes se la jouant érudits
Mais l'effronté a le sérum contre les vents et les on-dit
Mes lèvres éhontées vont à l'encontre des édits
Du plaisir, j'en prends une sacrée dose
A loisir, j'emprunterai cette craie et cette prose
Profitons-en avant que tout cela ne se tarisse
Preuve de passion, voilà que mon poil se hérisse
Sans ambiguité, je fais cela pour m'éclater
Cent ans, je le ferai, sauf si ça sent le frelaté
Néanmoins, je dois émettre un bémol
Le soin de mes doigts refuse de se soumettre au contrôle
Ne nourrissez pas l'espoir
Que je compte les pieds dans mes vers
Au risque de vous décevoir
Je n'ai déjà pas compté les verres d'hier
Toutefois, je vous rassure
Je ne suis pas rentré en voiture
Ces dernières tirades sont presque les seules rescapées
Du premier tirage que j'ai jugé grotesque et zappé
Croyez-moi, s'il reste ces quelques copeaux du fourre-tout d'origine
C'est parce qu'ils ont fait rire les copains, et surtout les copines
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