*LE MANQUE D'INSPIRATION

Lundi 12 mars 2007

Ca y est, voilà, fallait que ça arrive!

J'ai beau batailler, vouloir m'emballer, je pars à la dérive

Si je raconte des bobards, je vais me faire tailler, en dépit de ma persévérance maladive

Mais sur mon cahier, c'est le grand trou noir, j'endure mon errance comme une endive

Dans mes méninges, c'est le plat pays, le terrain vague, bref le néant

Pourtant, je ne me ménage pas, ni ne divague, je suis pas flapi, je suis pas feignant

Allez, c'est important, faut que ça déménage, ni une ni deux, pas de blague, pas de feinte, pas de faux-fuyant

Ardente, mon imagination doit flotter dans les nuages et nager à travers les vagues, au fin fond des océans

Sans quoi je vais bloquer, ma pagination rester nulle, ça me restera en travers de la glotte de vous fournir un truc vague, désossé, un vide béant

C'est clair, si je veux pas me faire rosser, élaguer, puis vider, il me faut une flopée d'idées... Mais pas dans vingt ans!

Je pige pas, dans le train généralement ça fonctionne à merveille

Je mets pas dix piges, au cours du trajet, pour que s'actionne ma cervelle

Cette fois, mon attention se fige, je guette l'étrange, l'anormal, l'exceptionnel

Je reste comme une tige à mater les gens râler et les fonctionnaires pour me mettre la puce à l'oreille

Je peste comme un tigre, dur à avaler, je n'ai qu'un truc embryonnaire et le terminus approche à une vitesse démentielle

Rien à faire, faut que je lâche du lest, et même si je suis intègre, je me mets à émettre de minables astuces pour éviter un fiasco pareil

De quoi pourrais-je parler? Des sièges? Du monde? Des retards?

Tu parles, c'est pourri, la honte m'assiège, je racle vraiment les fonds de tiroir

Quitte à bâcler, autant s'époumoner à propos des yaourts de Liège ou des réunions Tupperware

Tu mérites une raclée, Aura Ray, y'avait pourtant pas de piège, tu as besoin de repos et tes rébus il va falloir les revoir

OK, drapeau blanc, je jette l'éponge, j'abandonne

Faut que j'y songe, un repos draconien, une glande en bonne et due forme

On peut pas lutter, quand le bonnet d'âne vous guette, que la page blanche vous assomme

Faut pas être buté, quand la panne vous mène à la baguette, cessez la quête en plongeant dans vos songes: faites un p'tit somme!

Le pire, dans cette histoire, c'est que je vous laisse sans quoi que ce soit

Mon empire pour un dortoir, vu que je vous délaisse... C'est le couac et ça me déçoit

C'est pas en roupillant comme un loir que j'aurai un sept d'or, ça me blesse, j'suis un couard, ça me rend pantois

On se sépare sur un soupir, j'assume ma faiblesse, mon coup à blanc, mais ça me hante déjà: "Nous qui croyions en toi!"

Soupe-au-lait, l'amertume m'agresse, je voulais rouler la caisse comme le loup blanc mais je ressemble plutôt à Rantanplan.. "Ouaaah, ouaaah"

C'est ballot, même sans omerta j'ai pas réussi à bouger ma graisse, donc je m'empresse de mettre un terme à ce chou blanc, on était bien ensemble, désolé de vous laisser en plan...

Ce sera pour la prochaine fois!

Par Aura Ray et l'Oumanoumesque Orchestra
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